6 avis
Varsovie-Les Lilas
Marianne Maury-kaufmann
Rayon : Livre, Littérature, Romans.
Date de sortie : 17/01/19
Francine fuit. Chaque minute, chaque jour, chaque rencontre, chaque souvenir. Elle fuit. À bord du 96, bus dont elle connaît chaque recoin, chaque arrêt, chaque chauffeur. Elle fuit. Elle écoute et observe. Parler ? Dire ce qui lui brûle le palais ? Elle en crève d’envie mais elle a oublié, tout comme pleurer. Lorsqu’elle croise Avril dans le 96, elle sait immédiatement qu’elle aussi tente d’échapper à sa vie…
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stitch
Membre depuis le :
30/12/2018
3 avis déposé(s)
Surprenant

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Original
L'auteure nous entraîne, au rythme de son héroïne, dans son histoire. A l'image de celle-ci,le lecteur suit le fil de la vie et des pensées de Francine sans trop savoir où il va. L'auteure place ainsi le lecteur comme témoin de la détresse humaine, de la grande solitude voire de la névrose de l'héroïne. Il suit le cheminement chaotique de Francine. Il en reste une impression de malaise, d'impuissance. Ce roman est à l'image de la société actuelle qui place les individus les uns à côté des autres, chacun témoin de la détresse de l'autre et enfermé dans sa propre solitude sans trouver le moyen de rompre cet isolement infernal. Toutefois, l'auteure nous offre une lueur d'espoir quant à la suite des événements pour Francine, nous laissant le coeur plus léger en fin de lecture.
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Publié le mardi 22 janvier 2019
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WATOIZ1
Membre depuis le :
29/12/2018
2 avis déposé(s)
Triste

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Ennuyeux
Voici un livre mélancolique à l’atmosphère lourde et collante. L’auteur passe beaucoup de temps - trop à mon goût- à nous présenter Francine son personnage central. Au bout de quelques pages on a bien saisi son passé, ses névroses et sa détresse. Néanmoins on s’attache à ses déplacements en bus ; c’est une belle trouvaille. L’auteur à du beaucoup observer et analyser ; on l’imagine bien consigner ses idées dans un petit carnet. Les anecdotes et observations se suivent. C’est bien vu. Mais le récit aurait gagné en intérêt à être plus ramassé, on s’ennuie quand même un peu. Le style est tonique, les phrases sont courtes. L’arrivée d’Avril ne nous surprend pas et n’augmente que peu l’intérêt du récit. Le personnage est caricatural. L’échange entre ces deux « paumés » n’est pas assez dense, on aurait aimé voir une relation plus approfondie. Le personnage de Dina est attachant tout comme celui de Christopher, les pages qui y sont consacrées sont agréables à lire mais apportent peu à la trame, on se disperse. Ces personnages ont de l’existence mais sont un peu plaqués. Si vous souhaitez un livre qui donne la « pêche », passez votre chemin ; c’est noir et un peu ennuyeux.
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Publié le mardi 22 janvier 2019
Ce titre a été testé pendant un mois maximum.
pourkoipas
Membre depuis le :
28/12/2018
1 avis déposé(s)
Surprenant
L'histoire est particulièrement décousue. On ne sait pas ou on va, ni comment on y va. On suit une femme qui se balade dans un bus. On apprend son histoire et le pourquoi de sa fuite tout au long du livre. Une fuite, des rencontres, des questions mais aussi un passé. Tout est fait pour nous tenir en haleine. J'ai adoré et l'ai lu d'une traite.
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Publié le samedi 19 janvier 2019
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pantitia
Membre depuis le :
05/01/2019
2 avis déposé(s)
Intéressant

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Émouvant
Le sujet du livre me paraissait interessant, la solitude dans la société actuelle, notamment dans les grandes villes où les transports en commun peuvent être le seul lien avec les autres... Malheureusement je trouve le sujet traité de façon assez bizarre, je ne me suis pas attachée aux personnages, et je n'ai pas vraiment compris que l'auteur n'approfondisse pas leurs relations, on passe de l'un à l'autre.. Et le passé de Francine est aussi dramatique mais l’émotion n'est pas au rendez-vous. Dommage, l'ensemble est du coup trop plat pour moi...
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Publié le vendredi 18 janvier 2019
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icna
Membre depuis le :
28/12/2018
1 avis déposé(s)
Émouvant

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Triste

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Captivant
on se prend d'amitié pour cette femme dont la vie n'a pas été rose , on la suit tout au long du roman essayer de se lier aux gens malgré sa timidité
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Publié le vendredi 18 janvier 2019
Ce titre a été testé pendant un mois maximum.
Evlyne
Membre depuis le :
18/10/2018
4 avis déposé(s)
Émouvant

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Excellent

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Captivant
Emouvant, sincère, magistral, doux comme de la soie, malgré les trombes d’une pluie glacée, ce roman est le canevas d’une vie chaotique dont on aime d’emblée l’héroïne. Superbement écrit, dans ce style cher aux érudits de l’art à son summum, la grâce est là, le verbe haut. Les phrases sont semblables au regain littéraire. L’incipit « Tiens, un texto. Francine consulte sa messagerie. » Glisse subrepticement les affres de la solitude en fissures morales. On devine un antre triste, pathétique, sans bruits ni mouvements, une Francine seule à seule en écho sourd de ce silence dont on sait qu’il va gagner sur tous les points. Et pourtant ! La lumière est là. Francine va trouver son souffle en prenant régulièrement le bus le 96 à Paris, en échappée mémorielle dont elle connaît tous les chauffeurs, tous les habitués. La parabole de la fuite est pourtant ici, sur l’asphalte des jours sans où ce qui pourrait détruire Francine la relève en vertu attentionnée à autrui. Ses habitudes sont des soupapes de survie. On aime ses trajets, ses arrêts. Cette sociologie urbaine qui délivre ses diktats et cette femme d’un âge certain veuve en recherche de sens. Les incompréhensions, les non-dits, les freins qui la retiennent ne sont en fait qu’une pudeur de femme qui n’ose plus. Même avec sa fille, sa petite fille méconnue pour elle. Elle en refuse du regard l’élan, la main qui cherche. Sa fille est trop normale pour elle, trop vivante. Francine quête son pain dans le 96. Et là ! Francine va rencontrer une jeune femme, Avril. Se glisser dans sa vie, en mimétisme. Ne rien dire de plus. Ce roman est d’une beauté gave. Les larmes coulent mais elles sont l’authentique et le pur. L’émotion est un écrin de plénitude. « Elle remonte son ruban éternel de solitude et de silence. » On reste au fond du bus le 96 à observer Francine. Ses belles mains meurtries d’un Varsovie de terreur et d’abandon. Ce que Les Lilas auront accordé par l’effort et la tendresse la gloire d’un bus métaphorique. Ce roman est éblouissant, majeur, intime par la confidence de l’auteur pour son héroïne. Même « S’il pleut une eau froide en vagues abandonnées. » Varsovie-Les Lilas est ce roman qui reste à jamais. Il ne s’oublie pas. Le lecteur attend la suite. Il veut s’avoir l’après. Il ne veut pas quitter le bus96. Il se promet de prendre ce dernier dans un périple parisien et peut-être verra t’il Francine. Marianne Mary Kaufmann vient de mettre au monde un deuxième roman époustouflant qui se lit en symbiose avec chaque mot. Brillant.
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Publié le dimanche 13 janvier 2019
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Ces avis sont également en ligne sur www.culture.leclerc.